Publié par : cap21hautenormandie | mars 17, 2010

Corinne Lepage : « J’ai décidé de démissionner du MoDem »

Interview parue dans les colonnes du Monde, le 17/03/2010:

La députée européenne Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, présidente du parti écologiste Cap21, annonce sa démission du MoDem.

Vous aviez critiqué la stratégie de François Bayrou, restez-vous au MoDem ?

J’ai décidé de démissionner. Mais je suis présidente d’un des partis fondateurs du MoDem, et je soumettrai ma décision fin mai au congrès de CAP 21, afin que notre mouvement se détermine sur son avenir. Ce choix n’est pas dû à ce que j’ai subi depuis septembre 2009. La direction du MoDem est aujourd’hui incapable de changer de mode de fonctionnement, d’entendre les militants comme les électeurs, et surtout, elle ne parvient pas à construire une stratégie qui n’ait pas pour seul objectif l’élection présidentielle.

Quand j’ai participé à la fondation du MoDem, nous souhaitions instaurer un dialogue démocratique moderne et ouvert sur la société, élaborer un projet qui permette un développement soutenable.

Ces objectifs ne sont pas atteints, et ne me semblent pas pouvoir l’être. Je préfère donc prendre du recul et partir, plutôt que de rester dans une situation conflictuelle qui va perdurer bien au-delà de mon départ, car nombre de militants qui ne sont pas encore partis partagent mon inquiétude.

Allez-vous rejoindre Europe Ecologie avec laquelle vous vous êtes alliée, parfois contre les listes du MoDem ?

Remettons les choses à leur place. J’ai soutenu de nombreuses listes MoDem durant cette campagne, et la liste Europe Ecologie en Alsace car c’était la seule région où les écologistes avaient une chance de devancer le PS et de symboliser une autre voie. Le projet que je défends depuis de nombreuses années reste le même: un projet écologique et démocrate.

Il m’apparaît d’autant plus urgent que la France a besoin d’une voie qui ne soit ni le PS, ni l’UMP et que la désaffection des Français pour la politique impose de changer complètement de méthodes et de propositions. Je vais poursuivre dans cette voie et travailler à la constitution de ce grand rassemblement.

J’appelle tous ceux qui ont cru en 2007 à l’espoir porté par le MoDem, mais aussi tous ceux qui aspirent à répondre différemment sur le plan économique et social à la crise historique que nous vivons, à venir travailler avec nous. Dans cet esprit, je suis bien entendu tout à fait ouverte à travailler avec Europe Ecologie.

Vous souhaitez convaincre des militants du MoDem ?

Je veux travailler en toute liberté à ce rassemblement avec tous ceux qui le souhaitent, militants du MoDem, de CAP 21, écologistes, centristes ou radicaux, attachés au pacte républicain qui fonde la cohésion sociale de notre pays et aux valeurs de l’humanisme et de l’écologie. Une plateforme de réflexion sera ouverte pour les accueillir.

François Bayrou a t-il encore un avenir ?

Je le lui souhaite sincèrement.Il a toutes les qualités de courage et de ténacité pour rebondir.Son avenir dépend avant tout de lui, de sa capacité à écouter les autres, et à leur laisser une place à ses côtés.

Propos recueillis par Sophie Landrin
Publié par : cap21hautenormandie | mars 10, 2010

Corinne Lepage soutient Europe Ecologie à Strasbourg

Publié par : cap21hautenormandie | janvier 23, 2010

Corinne Lepage, Invtée de l’Info à Vif

Publié par : cap21hautenormandie | janvier 22, 2010

Taxe carbone : stop ou encore ?

Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, présente ce mercredi une communication en conseil des ministres sur la nouvelle mouture de la taxe carbone et les modalités de l’inclusion des secteurs industriels concernés par les quotas à partir de 2013. Un nouveau texte devrait être voté après les régionales pour être applicable au 1er juillet. Le gouvernement devra trancher trois questions de fond pour sortir de ses contradictions.

Après la décision du Conseil constitutionnel, parfaitement justifiée juridiquement et matérielle ment, l’instauration effective d’une taxe carbone est en débat, car elle appelle la réponse claire et cohérente à trois questions de fond que le gouvernement ne veut et ne peut trancher.

La contribution carbone est-elle ou non un impôt ? La réponse est, sans équivoque, oui. Elle apparaît comme le premier acte d’une véritable fiscalité verte conçue comme substitut à la fiscalité sur le travail. On ne peut que s’en réjouir. Mais si la taxe est un impôt, il faut qu’elle en respecte les caractéristiques ; elle ne peut simultanément être versée au budget général et servir d’alimentation à un fonds dédié à la reconversion vers une économie sobre. Elle doit de surcroît répondre au principe de la justice et de l’égalité fiscale. A mes yeux, la contradiction doit être tranchée clairement entre impôt et contribution reversée. En attendant l’émergence d’une réelle fiscalité verte qui devrait s’étendre à tous les champs de l’utilisation des ressources collectives et frapper toutes les formes de pollution, une solution intermédiaire pourrait consister en l’affectation temporaire, par dérogation à la règle de l’universalité budgétaire, à un fonds spécifique, pour la transition vers une économie décarbonée, qui pourrait être abondé par une taxe sur la rente pétrolière.

Le secteur industriel doit-il payer ? Les lobbys avaient obtenu que l’industrie soit totalement dispensée puisque soumise aux quotas d’émissions, à ceci près que leur allocation initiale est gratuite jusqu’en 2013. L’inéquité et l’inefficacité du système, au détriment des consommateurs, ont été sanctionnées à juste titre par le haut conseil. Le Medef, qui était parvenu, en échappant à tout débat public sur le sujet, à éviter toute taxation, refuse désormais la taxe carbone.

Majoritairement acquis aux industries du XXème siècle et non à celles du XXIème plus modestes et moins représentées, il poursuit une politique qui refuse la reconversion accélérée de l’industrie française en une industrie de la décarbonisation et de la sobriété, rendant ainsi plus qu’improbable une réindustrialisation de notre pays. La fiscalité verte devrait favoriser l’économie verte, en France comme en Europe où se pose la question de la taxation carbone à l’échelle européenne au moins en complément des quotas. Une taxe carbone ne doit-elle pas être imposée à nos frontières ? La réponse française doit être cohérente avec le choix européen.

L’électricité doit-elle être taxée ? La réponse est, évidemment, oui, mais le gouvernement le refuse malgré un risque contentieux très fort. Il le fait pour défendre le nucléaire qui devient une plaie de l’économie française, sur le plan financier comme sur le plan industriel, en passant sous silence « la rente nucléaire » dénoncée par la Commission européenne. Ce refus de taxer l’électricité illustre le refus d’engager une réelle politique d’économie d’énergie électrique, en contradiction avec les engagements communautaires et avec les intérêts de tout le secteur industriel de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Il repousse ainsi le développement de réseaux de distribution d’électricité « intelligent » qui optimisent la production et la distribution et permettent aux consommateurs d’économiser l’énergie.

Ainsi, la France affirme un modèle obsolète de centralisation énergétique, peut-être favorable aux quelques très grandes entreprises qui misent aujourd’hui sur le nucléaire, mais globalement très nuisibles pour toutes celles qui s’orientent vers les technologies propres et plus généralement encore aux contribuables et consommateurs sommés de financer des choix industriels contre-productifs. Ce refus d’intégrer l’électricité passe par ailleurs sous silence la « rente nucléaire » que dénonce la Commission et à laquelle s’était attaqué le rapport Champsaur. Or, le fait de sortir du champ de la taxe, l’électricité ne fait que renforcer une situation très contestable d’EDF qui ne bénéficie en rien aux consommateurs français et va irriter davantage ceux qui considèrent qu’on ne peut invoquer la concurrence de manière univoque, simplement quand elle vous est favorable.

Faute de trancher clairement sur ces trois questions qui mettent en lumière les contradictions insoutenables de la politique française, la taxe carbone n’est pas encore sur les bons rails.

Corinne Lepage, député européen, ancien ministre de l’Environnement

Source : La Tribune.fr – 20/01/2010

Publié par : cap21hautenormandie | janvier 14, 2010

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Une animation réalisée par Louis Rigaud pour un projet de fin d’étude qui porte sur les enjeux actuels des biotechnologies…

Quand on compare l’exploitation d’une ferme et de ses vaches avec un système d’exploitation, ça donne ça:

Publié par : cap21hautenormandie | janvier 2, 2010

______Planète : la société civile ne peut plus compter que sur elle-même

par Corinne Lepage  dans LeMonde du 23/12/2009

Tout d’abord, soyons clairs. C’est un échec sur toute la ligne et il n’y a même pas de quoi sauver la face. Il n’existe aucun accord puisque les 192 nations réunies à Copenhague n’ont fait que prendre acte d’un texte sans l’approuver. Il n’y a aucun accord puisqu’il n’y a aucun engagement. Aucun objectif précis dans la lutte contre le réchauffement climatique n’est fixé pour 2050, et a fortiori pour 2020. Et contrairement à ce qu’a annoncé le président Sarkozy, les trois annexes jointes au texte accepté par vingt nations ne seront pas remplies puisque aucun accord n’a été signé.

C’est un échec humiliant pour l’Europe puisque le président Obama, qui n’a pas été à la hauteur de son prix Nobel, a présenté ce pseudo-accord aux Européens après l’avoir négocié avec la Chine, l’Inde et le Brésil. Non seulement l’Europe s’est révélée incapable de parler d’une voix et d’avoir sa place, mais encore elle apparaît comme à la traîne, alors qu’elle est en réalité, parmi les pays industrialisés, la seule à avoir pour le moment réalisé des efforts concrets. Enfin, pour ceux qui, comme le président Sarkozy ou Gordon Brown, croyaient pouvoir endosser l’habit de sauveur de la planète, l’échec est encore plus retentissant.

Il est évident que tout ou presque est à recommencer. Personne – à commencer évidemment par tous écologistes sincères – ne doit se contenter de lancer des invectives et de désigner des responsables. Chacun doit repenser la stratégie pour ne pas laisser le champ libre aux fossoyeurs organisés de Copenhague et d’une partie au moins de l’humanité.

Eviter que ce fiasco se transforme en succès pour les climato-sceptiques, les pétroliers et autres lobbys – dont la cupidité, l’esprit de rentier, et pour certains le simple ego, l’emportent sur tout, y compris leur simple intérêt d’être humain, responsable, ne serait-ce qu’à l’égard de leur propre famille – à l’instar du patronat d’un grand pays industrialisé fêtant au champagne au Bella Center, vendredi soir, l’échec de la convention ou du premier ministre du Canada qui se dit très heureux de l’échec ? La réponse est dans la révolte, le refus de toute résignation et l’action organisée des citoyens et consommateurs.

Eviter que les débuts d’une économie verte, qui pourrait jouer un rôle majeur dans la transformation du monde, même si ce n’est pas la solution unique, ne se fracassent devant une incertitude des politiques publiques à venir ? La réponse est dans la responsabilité sociale des entreprises, le développement de la consommation responsable et les nouveaux comportements qui encourageront les entreprises dans cette voie.

Eviter que les engagements financiers à l’égard des pays en développement, à commencer par l’Afrique et l’Alliance des petits Etats insulaires (Aosis), même s’ils n’ont pas été formalisés dans un accord, soient oubliés, à commencer par l’Europe qui a besoin de redorer son blason. La réponse est dans le changement d’attitude à l’égard de l’Afrique, en particulier, pour rétablir la confiance en tenant à la virgule les promesses faites et en assurant réellement les transferts de technologie et la réalisation d’opérations concrètes.

Il est désormais clair qu’il n’est plus possible de faire confiance aux politiques, devenus des hommes d’affaires et non des responsables politiques, pour reprendre l’expression du président brésilien Lula, pour résoudre les problèmes du monde. Le court terme et les visions géostratégiques l’emportent sur le fondamental : notre survie.

Il restera de l’année 2009 que les dirigeants du monde ont été capables de sauver les banques et de leur allouer des milliers de milliards de dollars sans contrepartie, mais ont été incapables de mobiliser quelques dizaines de milliards de dollars pour éviter la disparition de zones entières, l’exode de millions de personnes, l’accroissement de la famine et de la pauvreté de millions d’autres ou les conséquences humaines des phénomènes extrêmes. Et même, puisqu’ils semblerait que cela soit la seule donnée qui compte, la perte de centaines de milliards de dollars, puisque c’est le coût du réchauffement, réévalué récemment par Lord Stern.

Il faut donc changer de gouvernance et le gouverneur Schwarzenegger l’a clairement exprimé. Ce n’est pas dans les couloirs de Washington, a-t-il affirmé, mais dans les grands mouvements sociaux, citant le mouvement des femmes ou de la résistance à la guerre du Vietnam, que se font les grands changements. Au fiasco de Copenhague, il faut opposer les réalisations présentées par les villes et régions, dans toutes les régions du monde qui, elles, changent le monde concrètement. Les technologies existent. Restent à trouver les financements en particulier dans le Sud.

La société civile ne peut désormais plus compter que sur elle-même pour assurer son avenir, et c’est cette gouvernance qu’il convient d’organiser. Notre qualité de consommateur doit être utilisée pour choisir en fonction de nos objectifs généraux. Et si la Chine décide de refuser des efforts et exporte son carbone en considérant qu’il doit être mis à notre débit, la réponse est simple : refusons ses produits et achetons-en d’autres fabriqués à proximité ou issus du commerce équitable. Ce que les politiques occidentaux n’ont pas été capables de faire, les consommateurs, s’ils le décidaient réellement, pourraient le faire.

De même, décidons d’encourager les entreprises socialement et environnementalement responsables en favorisant leurs produits au détriment des autres. Un mouvement de grande ampleur en ce sens est indispensable, et il ne pourra se faire qu’avec une alliance entre les grandes associations de consommateurs, les ONG oeuvrant pour le développement et celles qui agissent pour le climat. Il est indispensable que le monde de l’écologie au niveau national comme au niveau international fasse sa mue pour sortir de l’activisme qui lui est parfois reproché et devienne un véritable acteur.

Cela ne suffira évidemment pas. Face à des politiques obsédés par leur pouvoir national et refusant toute supranationalité qui, seule, pourrait permettre un droit international de l’environnement et des organes de contrôle et de sanctions, y compris juridictionnels, la société civile doit impérativement trouver la parade. Un certain nombre d’acteurs politiques le souhaitent, et le désespoir à Copenhague des représentants des petites îles ou du président du Tchad pleurant sur la disparition du lac Tchad si la température montait de 1 degré en témoigne.

Mais surtout, nous devons impérativement rétablir la confiance avec le Sud, ce qui implique de restaurer notre crédibilité. La facture de Copenhague vient payer les promesses non tenues de l’aide publique au développement, les choix de la Banque mondiale d’ordre plus politique que climatique, la toute-puissance des lobbys économiques et pétroliers qui ne veulent pas perdre leur rente pétrolière et ont su investir là où il fallait avec un cynisme parfait.

C’est à tous ceux qui veulent, ensemble, mûrir pour trouver, pour la première fois au monde, une solution universelle, de trouver de nouvelles voies de travail en commun. Cela impliquera de dépasser la colère et l’amertume, d’accepter de se remettre en cause, y compris pour les défenseurs du climat, et de trouver les voies nouvelles de la gouvernance du XXIe siècle.

Publié par : cap21hautenormandie | décembre 19, 2009

Copenhague: « On ne peut pas faire confiance aux chefs d’Etat »

 Paru aujourd’hui sur www.lejdd.fr

  Corinne Lepage a participé aux négociations au sommet de Copenhague sur le climat en tant que député européenne. Très déçue par l’aboutissement de l’évènement, elle dénonce, pour le JDD.fr, un texte sans existence juridique et critique le système onusien. Que pensez-vous de l’accord trouvé vendredi soir au sommet de Copenhague?
Ce n’est pas complètement nul mais c’est très en-deçà de ce qu’on pouvait espérer. Il n’y a aucun élément contraignant, la manière décidée pour atteindre les objectifs est aléatoire et il n’a pas d’objectifs globaux. Il n’y a pas non plus de référence au Giec (Groupe d’experts intergouvernemental en évolution du climat, ndlr). Alors, je ne suis peut-être plus dans l’état catastrophique dans lequel j’étais vendredi après-midi quand on a tous cru que nous repartirions avec une simple déclaration de principes, mais je suis tout de même très déçue.

Comment qualifieriez-vous ce texte?
Pour moi, ce texte n’a aucune existence juridique en droit international, ce n’est pas un traité, c’est un « accord » et cela ne veut rien dire. Je préfère parler de « document ». Un objectif d’une réduction d’ici à 2050 de 50% des émissions de gaz à effet de serre (GES) était voulu mais cela a été refusé par certains pays. Or, une telle réduction ne serait pas suffisante: selon les experts, cela conduirait à une augmentation de la température mondiale de 3° C. Les trois annexes qui contiennent les différents objectifs de réduction d’émission des GES seront annoncées en janvier 2010. Selon ce que les différents pays ont indiqué au cours du sommet, on atteindra jamais le seuil des 2° C d’augmentation. 

La gouvernance du sommet de Copenhague est-elle responsable de ce fiasco?
Effectivement, il va falloir réfléchir à la gouvernance à mettre en place. Il faut dépasser le système onusien. Les décisions politiques fortes ont été prises par seulement huit chefs d’Etat. C’est un système qui ne peut plus fonctionner. Comme l’a expliqué Lula [le président brésilien, ndlr], on a vu des hommes d’affaires négocier, pas des hommes politiques. Il y a, dans le monde, des gens qui sont capables de menacer l’avenir de la planète simplement pour protéger leurs intérêts économiques ou géostratégiques. J’espère qu’il y aura un sentiment de révolte de la part de l’opinion publique mondiale. Nous pouvons dire qu’il faut désormais se prendre soi-même, les individus comme les entreprises, en main pour que les choses changent. On ne peut pas faire confiance aux chefs d’Etat. Seul un profond mouvement des peuples pourra imposer le changement. 

Proposé par les Verts de Rouen à l’issue d’un  débat sur La réduction des Gaz à Effets de Serre, du local au global,  cet appel a été rédigé de manière collective et conviviale   dans la dynamique d’Europe Ecologie, par des militants des Verts, de Cap21,  des citoyens engagés du milieu associatif et des ONG.

Nous, citoyens, militants, élus écologistes Rouennais, réunis à Rouen, le 10 décembre 2009, au restaurant L’Authentique, déclarons :

– A l’heure du sommet de Copenhague, nous prenons acte de la volonté de la Ville de Rouen, de s’impliquer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Nous nous en réjouissons.

– Aujourd’hui, pour passer de la parole aux actes, nous demandons solennellement que la ville de Rouen se désengage du financement public des 24 heures Motonautiques.
–  Nous demandons également que la ville de Rouen n’autorise plus cette manifestation, même financée par des sponsors privés.

La ville ne doit plus cautionner cette manifestation, issue du siècle du pétrole à bas prix, dévoreuse de carburant et fortement émettrice de CO2 !

L’exemplarité écologique suppose que la ville réoriente le budget consacré aux 24 heures motonautiques vers l’organisation d’une fête populaire, qui s’appuie sur les énergies renouvelables, autour de notre fleuve, la Seine.

Cette décision, qui ne résumerait pas à elle seule une politique ambitieuse dans ce domaine, serait un premier pas symbolique important.

Nous appelons la ville de Rouen à faire ce premier pas !

Nous vous invitons à signer à votre tour cet appel, et à inventer ensemble un évènement festif  et fédérateur qui remplacera cette épreuve d’un autre siècle!

Les  alternatives au tout kérosène existent et ne demandent qu’à être développées, en témoigne cet intéressant article de bio-mag.fr

Pour en savoir plus sur la Sirène en Colère c’est par la que ça se passe

Publié par : cap21hautenormandie | décembre 5, 2009

NOTRE CONSEIL BIBLIO DU WEEK-END : TERRES D’AVENIR

Nous vous invitons à découvrir le superbe ouvrage de Yannick Monget, dont nous reproduisons ici la 4e de couv’:

Faisant appel aux toutes dernières avancées du monde de la recherche et aux techniques d’infographie les plus récentes, cet ouvrage propose de voyager dans le temps, de visualiser notre monde ses villes, ses monuments, ses paysages les plus connus  transposés dans des futurs, certes hypothétiques, mais bel et bien possibles.

En rendant plus accessible au grand public les rapports scientifiques et économiques du GIEC, de l’ONU ou encore de l’OMS, Terres d’avenir tente de faire comprendre les enjeux de ce siècle. Après avoir traité des différents degrés d’impact que les crises actuelles pourraient avoir sur notre planète, l’auteur aborde, de façon plus optimiste, à l’encontre des scénarios dramatiques, les solutions concrètes qui s’offrent à nous, grâce à une réelle prise de conscience de ces enjeux. Une révolution de notre manière de penser, plaçant l’éthique à la base de notre développement.

Un scénario d’espoir plausible, conforté par les récentes découvertes et par la volonté de faire naître de la crise une nouvelle vision de nos sociétés.

« LE PRIX NOBEL DE LA PAIX ATTRIBUÉ AU GIEC EN 2007 TÉMOIGNE DE CE QU’UN DÉVELOPPEMENT HARMONIEUX DE NOS CIVILISATIONS PASSE OBLIGATOIREMENT PAR LA LUTTE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE; CE SOUCI DE NOTRE AVENIR TRANSPARAÎT TOUT AU LONG DE L’OUVRAGE DE YANNICK MONGET.»
JEAN JOUZEL, VICE-PRÉSIDENT DU GIEC, PRIX NOBEL DE LA PAIX

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